Publié le 06 mars 2020
Temps de lecture : 2 minutes

Oktober Lieber

TEXTEALEXIS JAMA-BIERI
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Oktober Lieber est né de la rencontre entre Marion Camy-Palou (Deeat Palace) et Charlotte Boisselier (Ambeyance). C’est aussi celle du post-punk et de l’électronique sur le dance-floor. À coup de rythmes martiaux et de synthétiseurs analogiques déchirés, d’électronique vintage et de séquences mélodiques, les deux Parisiennes élaborent des morceaux sauvages aux ambiances synthwave et aux beats répétitifs, saccadés et entêtants. Après un premier album intitulé “In Human”, une release party au Petit Bain à Paris à l’automne 2018 et une résidence à L’Autre Canal à Nancy, le duo a fait le tour des scènes branchées, amenant avec lui sa musique mêlant Kraftwerk, l’italo-disco et la musique industrielle. C’est lors de la dernière édition du festival du Cabaret Vert que Process magazine a échangé avec Oktober Lieber, en mode minimal wave.

Comment est né Oktober Lieber ?
Marion : On travaillait déjà ensemble sur d’autres projets, notamment au sein d’un groupe de pop expérimentale avec deux autres potes, ou sur des projets de théâtre dans lesquels Charlotte intervenait en tant que musicienne et technicienne. Et puis, j’ai été invitée pour faire un concert sur la base de compositions minimal wave lors d’un week-end techno et j’ai demandé à Charlotte de m’aider à remixer les morceaux pour que le son soit beaucoup plus « club ». Ce fut donc le premier concert qu’on a fait toutes les deux, un peu sur le fil. On a ensuite renouvelé cette formule en commençant à composer à deux. On nous a alors tout de suite proposé une date et on a cherché un nom pour notre duo. Comme on commençait à travailler sur des sons un peu froids et techno, on a voulu faire un clin d’œil à la scène allemande et au morceau October love song de Chris and Cosey (1982). Oktober Lieber était né !

Quelles sont vos influences majeures ?
Marion : Pour moi c’est le punk du CBGB de la fin des 70’s (The Clash, Blondie, Ramones), le post punk (Joy Division), puis la no wave, la musique industrielle, et la musique électronique au bout de tout ça.

Charlotte : Pour moi c’est d’abord la pop et les approches électroniques de cette musique avec des artistes comme Madonna ou Björk qui se sont entourées de producteurs et qui ont hybridé la pop avec des sons synthétiques, et la new wave des 80’s. Notre musique est faite d’hybridations de toutes nos influences et c’est l’esthétique techno et électro indus qui ressort, même si le rock est toujours en arrière-plan. On a des sonorités new wave avec les nappes de synthés, mais on a durci la rythmique. Dans la musique électronique on est plus proche du courant rock que du courant disco.

Quelle est votre méthode de travail pour vos compositions ?
Charlotte : On part souvent d’une ligne de basse, mais aussi d’un rythme, d’un synthétiseur ou d’une simple idée.

Marion : On utilise autant l’ordinateur que les synthétiseurs, c’est un peu un travail de Nerd. Nos morceaux ont une durée moyenne de cinq minutes, mais on les étire au maximum sur scène. Du coup, ça nous a donné envie de composer des morceaux déjà plus longs dès le départ. On a ainsi un nouveau morceau qui a une durée de dix minutes.

Soundcloud.com/oktoberlieber
@oktober_lieber

Crédit image : Vincent Ducard